Les Accrochages
Les autres accrochages

17 SEPTEMBRE - 13 DECEMBRE
PAIR(e) présente le plus pur esprit du collectionneur chercheur, curieux et érudit, mais amateur avant tout du rare, de l’unique, du singulier. Peu lui importent les époques et les tendances, le medium et le support, pourvu que l’objet, ou l’œuvre, soit original, unique, novateur, étonnant…
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Cet accrochage parcourt ainsi le design du XXème siècle, les arts premiers, l’art contemporain, la peinture du XVIème siècle, les cartes postales du Bauhaus ou encore les robots japonais.
Il traverse les continents en passant par l’Inde, l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient, l’Océanie, l’Asie…
Il touche au profane et au sacré.
Et pour une lecture de tous ces objets et œuvres, les collectionneurs, appartenant à deux familles, les ont considérés par paire et ont ainsi suscité un dialogue filial à travers leurs collections respectives.
C’est finalement une balade que Maison Particulière propose au public pour son dernier accrochage de l’année 2015 : une balade infiniment personnelle, attachante, captivante et fascinante.

Un mot au sujet de l’anonymat désiré par les collectionneurs ; cet anonymat est synonyme de discrétion, de modestie avant tout. En laissant seules parler les œuvres,  les collectionneurs font acte de foi, ils montrent qu’ils n’en sont que les propriétaires momentanés ; nos vies sont fugaces, les œuvres demeurent. Ils sont de « simples » passeurs de passions.

L’objet de cet accrochage, son fondement « oscille », comme l’exprime l’un des collectionneurs invités, « entre deux pôles : sommes-nous libres, ou prédestinés dans nos choix esthétiques ? » C’est pourquoi des collectionneurs d’une même famille ont été choisis.  Pour tenter d’aborder la transmission du sens de l’objet, pour saisir comment se partage une passion.
Pour illustrer ces questionnements, dans la plupart des salons de Maison Particulière sont présentés, afin d’en percevoir la filiation, par paire ou par association, les œuvres appartenant à une même famille.
Et, comme il est quelquefois troublant de distinguer un intérêt commun, ainsi au hasard  l’architecture, pour le voir interprété par deux générations avec des œuvres et des objets qui se complémentent et se répondent.
Comme il est passionnant de voir une passion dévorante, par exemple les arts premiers, se réaliser de façon si intense à travers un père et ses fils.
Comme c’est interpellant, enfin, de ne sentir ni retenue, ni limite chez tous ces collectionneurs, amateurs et amoureux d’art avant tout, qui aiment faire « coexister » les différences ou, comme l’exprime l’un d’entre eux, les « divergences ».
Enfin, parfois deux familles se trouvent réunies dans un salon, poussant l’association d’idées et de sensibilités plus loin encore, car il faut aussi laisser les œuvres parler d’elles-mêmes.

La spontanéité est certainement ce qui pourrait le mieux les définir. Cette spontanéité faite avant tout de sincérité et d’instinct, développé dès la plus tendre enfance par un œil exercé à regarder encore et encore « les trésors des salles du Louvre », et à vivre entouré de « belles choses » dans un « univers riche intellectuellement et artistiquement ». Pour enfin apprendre, exiger et « (…) aller à l’essentiel. Laisser de côté les objets faciles pour s’intéresser à ce qui nous échappe et nous questionne.  La face nord plutôt que la course convenue ».

Ici, c’est « d’éducation artistique » dont il est question, d’ouverture sur le monde et ses richesses dans « une inspiration profonde pour continuer à écrire un chemin personnel de liberté et de choix. La conviction qu’il faut chercher à tout comprendre, à écouter et ne pas juger. Surtout, l’émerveillement de vivre avec des objets qui vous montrent la voie et vous ennoblissent. »

Une promenade enrichissante, baignée par l’émerveillement et les surprises pour le public de Maison Particulière.



Les invités

  • 5 collectionneurs privés, pères, fils et frères.